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Le procédé le plus ancien qui remonterait aux années 1880 est connu
sous le nom de "lessive à la cendre". Les versions diffèrent
et laissent à penser que chacune des maîtresses de maison conservait
jalousement son propre système D. Ainsi, le fond de la cuve était
tapissé de branchettes. Puis on ajoutait un grand sac de coton, la
cendrière, tissée serrée pour que les cendres contenues ne s'échappent
pas. Le linge venait ensuite. On déversait alors plusieurs foi de
l'eau bouillante dans la cuve par-dessus le tout pour obtenir une eau
chargée de la potasse contenue dans la cendre. La préparation de
cette eau et de la matière dissolvante pouvait s'exécuter au préalable
et dans un autre récipient, à part. Quand les lieux le permettaient,
cette opération s'effectuait au lavoir sur un petit brasero dans l'âtre
de la cheminée.
Les étoffes étaient prêtes pour l'étape suivante : le savonnage qui
requérait toutes les réserves d'énergies. On frottait le linge avec
une batte en bois sur la planche éventuellement garnie de zinc.
Agenouillée dans sa boite à lessiver rembourrée de paille, le
battoir en main, la position de la lavandière était astreignante
pour le dos, les genoux, la nuque, les mains,…
En chariot ou avec sa "berwête", se rendre au lavoir était
une réelle équipée. Mais le retour était bien plus pénible encore
car la descente au fond du village s'inversait… Le travail achevé,
tout le monde remontait vers chez soi et pas question de renverser, la
tornade blanche ne passait pas derrière.
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